
La Mer Rouge
Après la visite de nombreux temples égyptiens, je suis parti à Hurghada en bordure de la Mer Rouge.
J’ai passé une seule nuit dans cette ville qui n’est pas du tout adapté pour les « backpackers ». J’ai dormi à l’hôtel Sofer pour un prix de 70 LE (15,50$ can). Le lendemain matin, très tôt, j’ai emprunté un bateau pour traverser la Mer Rouge et me rendre à Sharm-El Sheikh.
La traversée de trois heures s’est fait avec Steve Weselby, un britannique. Nous nous étions croisés au préalable au Caire et à Luxor. Celui-ci était en voyage pour deux ans à travers le monde.
Rendu à Sharm El-Sheikh, j’ai pris un taxi pour me rendre à Dahab, un petit village en bordure de la Mer Rouge, dans la péninsule du Sinaï.
Lors du voyage jusqu’à Dahab, le chauffeur de taxi s’est arrêté dans une station service pour nous permettre d’acheter de la nourriture. Après que tout le monde eu payé (j’ai partagé mon taxi avec plusieurs touristes), le chauffeur a regardé le total des factures, a négocié avec le commerçant de la station service et il a reçu un pourcentage de nos achats. La culture des commissions et des pourboires n’est pas prête de disparaître en Égypte…
À Dahab, je suis resté au Sphinx Hotel et ma chambre m’a coûté 50 LE (11,10$ can).
En étant sur le bord de la Mer Rouge, j’ai fait de la plongée en apnée au Blue Hole, un site de plongée connu mondialement. C’est un immense trou noir où brusquement la mer s’enfonce dans les profondeurs abyssales de la mer. De la rive, le Blue Hole est situé à moins de trois mètres de la plage. À cet endroit, les récits coralliens, les poissons tropicaux et la vie aquatique sont superbes. Par contre, le site peut-être assez dangereux. Sur la plage, les nombreuses croix plantées dans le sol rappellent que bien des plongeurs téméraires y ont laissé leur peau.
Au Blue Hole, j’ai aperçu de nombreux coraux, une superbe tortue, des poissons tropicaux et une petite raie blanche avec des picots noirs.
L’ambiance à Dahab est très relax et l’activité principale consiste à se détendre sur les nombreuses terrasses des restaurants en bordure de mer. Assis sur des coussins, j’ai passé plus de cinq jours à me reposer, à manger et à lire. Ici, la paresse s’empare de presque tout le monde car la vie est tellement paisible…
Par un bel après-midi ensoleillé, je me suis mis à rêver à l’Arabie Saoudite… L’Arabie est tout près, sur l’autre rive, à quelques kilomètres seulement de Dahab.
J’ai partagé plusieurs excellents repas de poissons et de fruits de mer avec Edwin, un hollandais. Notre restaurant fétiche était le Ali Baba qui servait de nombreux « mezze » comme entrée et ce, tout à fait gratuitement.
Qu’est-ce qu’on mange au Moyen-Orient? La façon commune de manger est de débuter avec des « mezze », c’est-à-dire des entrées de pois chiches, de houmous, de fallafels, du pita, des olives, des aubergines et toutes sortes d’entrées originaires de ce coin du monde. Le tout ressemble beaucoup à la cuisine libanaise. Il y a évidemment des « shish taouk », des « shwarma » et des brochettes de viandes grillées. Le tout étant servi par des hommes car les femmes sont peu représentées dans le domaine public.
En Égypte, j’ai bien aimé le « kushari », un plat de nouilles, de riz, de pois chiches, de petites lentilles noires, d’oignons séchés et d’une sauce de tomate piquante. En plus, ce plat ne coûte pas cher du tout.
En étant dans le Sinaï, je devais me rendre à Ste-Catherine pour grimper au sommet du Mont Sinaï. Malheureusement, j’ai eu à combattre un rhume de sinus qui a affecté ma condition physique pendant plusieurs jours. Une croix a donc été faite sur la montagne où Moïse aurait reçu les dix commandements. Dommage.
Si je mentionne le nom de la Jordanie, ça vous dit quelque chose? Et bien, c’était ma prochaine destination…
Pour voir les photos de mon voyage : http://pmpaumoyenorient.top-depart.com/
PMP
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